🚀 Livraison offerte pour la France Métro. en Colissimo
🚀 Livraison offerte pour la France Métro. en Colissimo
Panier 0

L'aventure de la Surjeteuse !

Au bout d'un certain temps, j'ai un peu l'impression de ne plus progresser. J'ai envie que les coutures soient plus propres, et surtout plus professionnelles. Autant la cuisine peut-être "fait maison" et c'est classe, mais dès lors qu'on parle de couture ce terme est immédiatement péjoratif ! Du coup, pour m'améliorer, je commence à m'intéresser aux surjeteuses.

Mais, c'est quoi une surjeteuse ?!

Une surjeteuse, c'est une machine de guerre ! C'est le robot multi-tâche de la couture ! Ça sait faire beaucoup de choses, rapidement et proprement ! Ça coud, ça surfile, ça coupe, et tout ça en même temps ! En une passe ! C'est juste un poil délicat à manipuler... D'ailleurs, pour ne pas me planter - car c'est un véritable investissement - je me documente un peu. Sur internet, je ne trouve rien de très intéressant.. Pas beaucoup de retour d'expérience d'utilisateurs/trices. Direction la Fnac pour y trouver un bouquin capable de m'expliquer le bien fondé d'une surjeteuse. Je jette mon dévolu sur Guide de couture à la surjeteuse et à la recouvreuse (Eyrolles 28€). Le livre a de bonnes notes de la part des lectrices (ou lecteurs, mais j'y crois moyennement !), alors je l'achète sans trop me poser de questions.

Le bouquin m'apprend 2 trucs essentiels : d'abord, qu'effectivement c'est une machine assez difficile à amadouer, et que l'achat d'une surjeteuse est très loin d'être une bêtise, vu tout ce que cela permet. En gros, fini le surfilage des tissus qui s'effilochent avec le point zig-zag de la machine à coudre, fini les coutures qui grattent, fini l'aspect un peu négligé des vêtements fait maison ! On passe en mode professionnel ! De plus, pour certaines situations, la surjeteuse remplace carrément la machine à coudre !

Choisir sa surjeteuse :

Je me décide pour un modèle de machine d'une marque dont je n'avais jamais entendu parlé avant : ELNA. La 664Pro. C'est une machine qui propose 12 points qui vont du point de surjet classique, au point fronceur ou au roulotté 2 fils. Elle coûte environ 550€, ce qui est une somme rondelette, mais le site sur laquelle je la commande propose le paiement en 3 fois. Du coup la douloureuse l'est un peu moins. La livraison doit se faire dans les 4 jours... Finalement elle arrivera après 10 jours d'attente... Problème de stock, problème de communication... Bref, de quoi énerver un peu !

Pour choisir ce modèle, il m'a fallu encore une fois retourner le web pour trouver des infos pertinentes ! Au niveau du budget, je ne voulais pas de l'entrée de gamme pour ne pas être déçu de sa qualité. J'ai donc cherché une surjeteuse de milieu de gamme, qui ferait les points principaux dont j'avais besoin. La ELNA 664Pro avait de bonnes critiques sur les quelques sites qui la commercialisait, ce qui m'a également décidé.

Et voici ma surjeteuse

La découverte de la machine !

Lorsque la machine arrive enfin, un frisson parcourt mon corps ! Premièrement, une surjeteuse ce n'est pas très grand ! C'est trapu, et assez lourd (un peu plus de 6 kilos). Dans ma tête, je m'attendais à recevoir une machine assez imposante, et au final elle donne l'impression d'un jouet pour enfant, en beaucoup plus lourd... et beaucoup plus cher ! Beaucoup d'outils sont fournis avec l'appareil : des tournevis, des aiguilles de rechange, des pinces de plusieurs tailles, des filets pour les bobines de fil, des lames de rechange, des pinceaux.... Ça fourmille de mille trucs, bien rangés dans une boite. De plus, le vendeur offre une boite de 16 bobines de fil Gütermann de 1000m, de quoi bien commencer l'aventure !!

Et l'aventure est plus périlleuse que prévue ! Tout d'abord, tout comme une machine à coudre, pour commencer à l'utiliser il convient de l'enfiler... Bon, dans le cas d'une surjeteuse, ce n'est pas un fil qu'il faut faire passer, mais bien 4 (enfin, on peut utiliser la machine avec moins de fil, mais le "point de base" a 4 fils). Et comme c'est l'enfer de faire passer les différents fils dans les méandres de la bête, le constructeur a trouvé une parade pour éviter qu'un débutant ne se pende avec le fil de la pédale : la machine est déjà pré-enfilée ! C'est à dire que quelques mètres de fils sont déjà installés dans la surjeteuse et il suffit de nouer l'extrémité d'un fil neuf à l'un des fils pré-réglé et de le tirer pour qu'il le remplace !

Le mode d'emploi de la surjeteuse

En soit, ça n'est pas très compliqué de procéder comme ça. Mais bonjour le stress ! J'ai une énorme pression que l'un des fils casse lorsque je tire. Mais tout se passe bien. L'enfilage n'est pas compliqué pour les 2 aiguilles de la machine, mais pour les "boucleurs" (les pièces en métal qui forment les boucles lors de la couture) c'est une autre paire de manche ! Le fil tourne et retourne dans la machine, dans des endroits inaccessibles pour quelqu'un ayant des mains de taille normale ! Jojo y arriverai, mais il va falloir la motiver !! Bref, je comprends un peu mieux les petites pinces fournies par le constructeur, et j'appréhende de devoir un jour enfiler ces boucleurs tout seul comme un grand !

Silence, moteur !.... Et action !!

Il est temps de voir comment elle coud, cette surjeteuse ! BIM, je branche !! Une petite lumière jaune s'allume au dessus des aiguilles. Une pression sur la pédale et c'est parti ! Alors la différence avec une machine à coudre classique, c'est que la surjeteuse peut fonctionner sans tissu. C'est à dire que la faire tourner à vide permet d'obtenir une chainette de points de quelques centimètres de long. Et ça permet de se rassurer sur l'enfilage ! Il est correctement fait, ça marche !! 

L'heure est au test sur tissu ! Je rappelle le principe de la surjeteuse : couper, assembler et surfiler les pièces de vêtements ! J'ai une petite appréhension car il s'agit de ne pas laisser trainer un doigt dans le bazar ! Au final, les premiers centimètres de tissu se passent bien, grâce notamment aux pré-réglages de la machine. Pour chaque point, une petite roue sur la partie supérieure de la surjeteuse indique quelles tensions mettre. Ça évite de chercher pendant des heures LE réglage correct, et ça marche plutôt bien pour le moment. Le problème de la surjeteuse vient du nombre de fils : si le point choisi en nécessite 4, il faut que les 4 aient une bonne tension pour faire le point souhaité. On doit vite s'arracher les cheveux si on a aucune idée de quoi faire !

 

Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter mon autre article de fond sur le sujet !


Article précédent Article suivant


Laissez un commentaire