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La Salopette, deuxième essai !

Julien CAMPAN

Ça fait un petit moment que je n'ai rien posté sur le blog ! Beaucoup de travail en ce moment, et surtout de petites nuits avec une Jojo qui ne dort pas, et pleure jusqu'à ce qu'on vienne la voir... Les joies de la paternité !

Mais peu d'activité sur le blog ne veut pas dire que je me tourne les pouces devant la télé ! Bien au contraire : j'ai reçu ma première commande ! Une amie a beaucoup aimé la salopette et m'a demandé de lui en confectionner une pour sa fille de 18 mois. La pression est grande, et j'ai carte blanche concernant les couleurs et le style.

Un petit tour au pied de Montmartre pour y trouver les fournitures : 1 mètre de coton côtelé blanc à motifs cerises, 1 mètre de viscose bleu nuit pour la doublure. 4 boutons rouges et bleus, 2 boucles de salopette et une dizaine de pressions jersey 10mm blancs. Coût total : une petite 30aine d'€uros.

La promesse de la couture, c'était pas de pouvoir réaliser ses propres vêtements pour pas cher ?? Je ne sais pas si ce sont les magasins de fournitures parisiens qui prennent leurs clients pour des pigeons, mais le moindre tee-shirt fait maison revient à une 10aine d'€uros... Quand le même tee-shirt se trouve à 2€49 à Décathlon... Et je ne compte pas l'amortissement de la machine à coudre. Bref, la couture est un loisir qui coûte sans doute moins cher que l'équitation ou la pratique de l'ULM, mais il y a un prix à payer pour pouvoir avancer ! 

Je reprends le patron Burda 9424, en 92 cms. 92cms, ça correspond à 2 ans, mais la gamine de ma copine grandi vite et bien et je ne sais pas combien de temps il va me falloir pour réaliser le vêtement ! Si ça se trouve, elle sera majeur le temps que je termine !

Donc c'est parti pour le recopiage du patron à la bonne taille, mais avec quelques aménagements : d'abord, je voudrais doubler entièrement le vêtement. C'est une première pour moi de faire cela. Ensuite, je souhaiterais réaliser une ouverture de l'entrejambe au bas de la jambe pour faciliter le changement de la couche. Idem, c'est une nouveauté que je n'ai jamais faite. Ces aménagements nécessitent de visualiser la salopette finie pour ne pas tracer n'importe quoi / n'importe comment !

La salopette terminéeLa découpe du tissu est une formalité maintenant ! Même la viscose de la doublure qui a tendance à se déformer un peu est nickel ! Je suis content des progrès que je fais, car il y a encore quelques mois, tout était de traviole ! Et qui dit bonne découpe dit belle fringue, en théorie !

Je passe à l'assemblage. Je garde à l'oeil les indications de montage de Burda, mais le fait de rajouter une doublure et d'ouvrir l'entrejambe change beaucoup de chose dans le montage de la salopette. La véritable difficulté vient de l'entrejambe, justement. La jonction avec les pressions doit être parfaite, sinon ça sera moche et ça fera franchement amateur... Mon idée est de bloquer la doublure en viscose avec les marges de couture du tissu extérieur. Et de contrôler régulièrement que l'entrejambe coïncide bien sur elle-même.

Parlons de la doublure. Il s'agit de réaliser la même salopette à l'intérieur de la salopette ! C'est une mise en abîme de tissu ! Une fois les 2 vêtements réalisés, il faut les assembler "endroit sur endroit" puis retourner le tout pour que les coutures soient cachées ! Sur le papier, ça parait simple, mais en pratique c'est un peu plus délicat à faire. La difficulté vient de l'assemblage, justement. Car le montage ne peut être fait n'importe comment, au risque d'avoir un vêtement qui ne ressemble à rien, ou qui ne soit tout simplement pas enfilable !

Après quelques heures de lutte, la salopette est terminée ! Impossible tant qu'elle n'est pas offerte de savoir si la taille convient. Pour marquer le coup, il faut lui donner un nom : ça sera Superlipopette !

 


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